dimanche 20 novembre 2011

Divinité de l'Amour




Entends-tu les pas de celui qui vient te prendre à terre te jeter, en toi s'épandre
Ses paroles douces et chaudes à l'instar de ces mains
Glissent sur tes hanches, subliment tes reins
Son regard perce, le soir, les miroirs de ton âme
Tes plus honteuses pensées, tes désirs, ta flamme
Sa langue, choquante, ne peut point décevoir
Rafraîchissant ta peau, la pointe de tes seins
Androgyne sexuel aimerait, une fois au moins, entrer dans ce corps.... qui peut recevoir
Une pléthore de caresses, aussi brûlantes, que glacées
Le goût du miel, a celui du sang mélangé
Ses yeux prennent soudain, l'expression d'une catin
Jamais rassasiée, dévorée par la faim
Déposes dans tes fines mains le pouvoir phallique
Les gestes se font divins, les regards diaboliques
Brutalités et onctions, à outrance, mêlés, autant d'invitations à un viol partagé
Exhibitionniste et voyeur à la fois, avant de caresser par tes formes excitées
D'une raideur caudale fait léviter ces draps
Qui se jouent des cambrures, aimant ton corps déguiser, délice, le gourmand orifice
Ce jardin mystique, où il aime à s'enliser; il glisse sur le chemin de tes cuisses
Puis pose ses lèvres sur les tiennes... trempées
Sent tes cuisses, autour de sa nuque tressaillir
Voluptés occultes, offrandes outrageuses, hurlement implicites entre effroi et plaisir
Dominer, se soumettre dans une scène scandaleuse
Le remugle utérin devient alors le plus doux des parfums
Bien plus froid que la mort
Ce mal en toi, n'est pas là pour saillir, obscène, veut palper ton esprit, tes plaisirs
Puis sentir d'un exquis spasme vaginal, le funeste sentiment d'une jouissance fatale...


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