mercredi 16 novembre 2011

Attendre, Pretendre




Acte premier



Et toi, tu seras toujours mon paradis, la récompense après une longue vie...

Je me demande encore si je pourrai te mériter, tu es si précieuse...

Si c'est sincère ou juste pour te redonner le sourire ? Je ne sais pas...

Pourrais-je te donner le sourire en te disant que c'est vrai ? Tu pourrais croire que je t'aime, tu pourrais en avoir peur...

Et si je te dis non... tu va croire que tout ce que je dis n'est qu'illusion. Tout le bonheur que je t'aurais donné par mes paroles n'aura plus aucune valeur...

Je serai sincère en te disant que je veux ton bonheur, pour cela je dois passer par ton sourire...

Je pourrai te dire que tu es précieuse comme tout le monde... Mais ça ne voudrait rien dire, et puis ça ne serait pas vrai...

Toi, tu n'es pas comme tout le monde : tu es unique (sans que ce mot soit léger) et tu es bien plus précieuse que certaines personnes... Pour certains tu pourrais être invisible, ils ne voient que ton extérieur, l'intérieur, lui, est un trésor, une perle rare.


Acte Second



Ne voudrais-tu pas mettre sur le dos du hasard le fait de caresser mes lèvres perdues par les tiennes? Tu es d'accord ? Alors, laisse-moi être naïf et ne croire qu'en ce que je vois. Pour moi ça seras toujours tes lèvres sur les miennes. Je nommerai ce geste : ton baiser.

Mais voilà, je ne voudrais pas être une erreur, à cause de ma réponse, je préfère rester une lueur. Et tous ces mots, comme à mon habitude, ne répondent pas à la question : « Que dois-je riposter ? ». Sur le moment je serais tenté d'un « œil pour œil et dent pour dent ». Mais je ne penserai qu'au présent, et pas à l'avenir. Or, je préfère penser au futur, pour l'accompagner d'un sourire prolongé plutôt que d'un sourire éphémère.


Acte Troisième




À la cadence de la décadence et à l'image d'un néant pour répondre à un rien ; ni baiser, ni sourire, ni accord, ni même un regard n'aura accompagné ce futur.

Sans riposte.

Sans litote.

Le temps ne s'était pas arrêté pour elle comme pour lui, mais il l'était bien pour eux deux. Comme si le dernier de leur acte inavouable avait figé et glacé d'un froid polaire l'histoire de ces deux êtres. Tout en laissant le tout à la dérive, l'histoire semblait s'arrêter là, aussi inachevée soit-elle.

Ni querelle, ni dédain. Le temps aura eu raison d'eux.

Sans s'éviter.

Sans s'oublier.

Le temps ne cessant point de faire son bout de chemin, ils en oubliaient la cause de ce mépris. Ils se retrouvaient donc face à cette situation plus ou moins désirable, mais tout de même plus moins que plus.

Alors, plus qu'un mot d'ordre : « agir ».

Agir, oui, mais comment ? Qui agira pour laisser l'autre réagir ?

L'un attendant l'autre, ils continuaient de vivre leur leurres de vies bels et bien séparés comme les blancs océans coupés par le brise-glace.

Le temps, n'étant jamais absent, ajoute de l'importance à la façon d'agir. L'importance de la première fois. Ce n'était évidemment pas une première, mais c'était tout comme. Comme si la féérie de l'histoire en dépendait.

Attendre.

Prétendre.

Trouvé sur le net

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