mercredi 27 juillet 2011

Poésie d'amour, La Lune

Alors qu a l ouest , de l autre cote de la "montagne", le soleil achevait de recolorer les murs blancs des villages, face a moi, le ciel déjà sombre et le chant des vagues.
Pendant que l écume se teintait de roux , la lune géante et sombre commençait son ascension vers le zenith.
J'étais seul, sur le sable fin de l immense plage ,
 au milieu des couples d amoureux se promenant main dans la main
ou s embrassant en se promettant les plus belles choses,
 le témoin unique étant la lune , lunatique comme les promesses faites sur une plage d été, loin de chez soi.
Je marchais, marchais, entre le chant de la mer et celui du vent jouant sa partition sur les feuilles des palmiers de la promenade bordant les plages. Au bout de cette immensité de sable, je rencontrais le Xuquer, petit fleuve local , tranquille dans son lit.
Je montais sur la digue pour crier "bonjour Xuquer" . Je vis qu il n était pas seul, mais la lune, alors brillante et souriante sur un croissant était entrain de tressaillir dans son lit. "Vraiment lunatique la lune " murmurai je . A quoi le fleuve me répondit sur un air connu "La lune qui est dans mon lit est la plus fidèle des compagnes. Depuis toujours elle vient dans mon lit chaque soir, elle avance doucement et je la caresse avec toute la douceur de mon courant. Elle se baigne ensuite dans mes eaux, et ensemble nous dansons la danse de l Amour tendre, heureux d être ensemble comme au premier jour.
Je la fais tressaillir dans mes flots puis elle s en va , chez elle, la haut dans le ciel .
 Et Elle me reviendra demain, et mime les années peu glorieuses ou j étais sec ou les grands millésimes ou je déborde de toute part,
 Elle revient, fidèle a notre engagement du premier jour.
 Et moi, je l accueille et l honore, tous les soirs, quelle que soit sa phase, noire ou blonde ou panachée".
Après cette belle conversation, je saluais avec respect le fleuve et rentrais a l hôtel me coucher, le cœur rempli de bonheur en ayant appris que la lune n était pas lunatique.
Ce matin, le soleil a déjà efface tout ce beau paysage et redessine un nouveau.
Je m asseyais a une terrasse sur la promenade et contemplais la mer qui, avec son instrument a eau, joue éternellement le même air alors que je sirotais un café au lait de vache au milieu des vacanciers rampant ou courant vers la plage en criant, en hurlant tels des hordes de barbares, portant haut matelas a air ou parasol .
 Les enfants heureux s amusaient devant et les mers discutant entre elles loin derrière. Au milieu de ce début de brouhaha de plage, je restais silencieux .
Alors Mon corps ressentit la brise qui jamais n a oublie de me caresser, de faire joujou dans les poils de mes bras.
Devenant encore plus silencieux, je sentis les cellules accueillir cette brise comme souffle de Vie. Alors La brise chuchota à Mon Cœur " toi qui est seul, reste avec moi , je suis ta compagne fidèle". Ensuite elle m enlaça dans ses bras. je crus m évanouir de douceur. Le garçon aux cheveux bleu m apporta enfin les churros que j avais commandés . Je pris alors mon petit déjeuner en bord de mer.
c était mes impressions et mon __expression.

John Singha

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